Priorité à l'éducation !
On constate cette année encore une baisse significative du pouvoir d’achat des étudiants
avec une augmentation des frais d’inscriptions, une augmentation de la cotisation à la sécurité
sociale étudiante, une augmentation des tickets RU auxquels viennent s’ajouter l’augmentation des
loyers et des denrées alimentaires. On jure avoir amélioré nos conditions de vie alors que 9
étudiants sur 10 subissent un baisse du pouvoir d’achat suite à des décisions de Valérie Pécresse.
L’étudiant réunionnais a l’un des plus faible pouvoir d’achat estudiantin de France.
En cette rentrée, la rigueur budgétaire a rattrapé les beaux discours du gouvernement. On
nous parle de lutter contre l'échec quand pour la première fois depuis 15 ans, 900 postes sont
supprimés dans l'enseignement supérieur et la recherche ! Aujourd’hui encore, 1 étudiant sur 2
échoue en première année et 1 étudiant sur 3 quitte l’université sans aucun diplôme. Dans notre
île, notre université reste dépendante de personnels contractuels qui freinent notre développement
et les mesures de la rentrée ne laissent guère de place à l’espérance de l’amélioration de la
situation.
En face de cela on constate avec regret que les aides sociales à destination des étudiants
n’augmentent pas. Les aides au logement, dont bénéficient tous les étudiants indépendants n’ont
pas augmenté depuis 1994 et les bourses sur critères sociaux dont bénéficient plus de 50%
d’étudiants réunionnais stagnent et ne sont même pas réajustées à hauteur de l’inflation.
Avec la réforme dite d’autonomie des universités, c’est une mise en concurrence et une
privatisation des universités qui se sont mises en route qui place l’université de la Réunion de part
notre éloignement et nos spécificités en marge du contexte universitaire national.
Depuis un an, le Président de la République Nicolas Sarkozy et la Ministre de
l'enseignement supérieur Valérie Pécresse portent le projet d'une université à deux vitesses où la
réussite ne serait plus un droit pour tous et où le financement des études devrait reposer sur
l'endettement des étudiants par des prêts étudiants.
On annonce la rénovation des universités alors que dans le même temps 71% des
universités sont laissées pour compte de « l’opération campus ».
Cette année encore, 15 milliards de cadeaux fiscaux seront accordés aux foyers les plus
riches : par ses choix politiques, Nicolas Sarkozy est responsable de la situation de l’enseignement supérieur.
Ce sont par ces mesures que le gouvernement répond aujourd’hui à la précarisation des
étudiants, au fort taux d’échec en première année et au manque de débouchées de l’enseignement
supérieur. Cette université là n’est pas la nôtre !
L’UNEF exige un plan d’action sociale étudiante pour protéger tous les étudiants avec la
création d’un 10ème mois de bourse, l’augmentation des aides au logement et le gel des frais
d’inscription. Il doit être une première étape vers la construction d’un statut social de l’étudiant,
véritable reconnaissance sociale de la période d’étude et du nouvel âge de la vie qu’est la jeunesse,
garantissant à tous les étudiants un revenu, l’allocation d’autonomie calculée en fonction de leur
situation propre et non plus de celle de leurs parents.
Il y a urgence à permettre à chaque jeune de réussir ses études dans de bonnes conditions quelque
soit son origine s
ociale, sa filière ou son lieu d’étude.
Le gouvernement creuse les inégalités entre étudiants et universités en mettant les
universités en concurrence. Pour garantir l’égalité entre les étudiants, nous exigeons un cadrage national des diplômes (tous les diplômes doivent avoir le même intitulé et leurs contenus doivent être harmonisés) et le retour de la compensation annuelle et des rattrapages dans toutes les universités et dans toutes les filières.
Nous exigeons les mêmes droits pour tous les étudiants : droit à la réussite et à un encadrement de qualité, droit à la protection plutôt que droit à l’endettement, droit à des diplômes de qualité quelle que soit l’université. Il est urgent d’agir collectivement avant que « l’université Sarkozy » ne tourne le dos au service public d’enseignement supérieur.
L’UNEF a lancé une grande campagne de sensibilisation nationale depuis le début du mois
d’octobre afin de dénoncer la situation très difficile que vivent les étudiants au quotidien.
Dans notre île la campagne a démarré, le mardi 20 octobre 2008 par une opération « coup de
poing » sur le campus du Moufia. Cette journée a débuté par un filtrage des entrées du campus
afin de distribuer des tracts à tous les étudiants, puis par des interventions et des distributions dans
tous les amphithéâtres et enfin par l’installation d’un stand d’information au coeur du campus.
Au coeur de cette journée ce sont plus de 5 000 tracts qui ont été distribués et plus de 250 lettres
ouvertes à Valérie Pécresse qui ont été signées.
Cette campagne connait un succès important, les étudiants sont très réceptifs et reflètent bien la
situation de crise que vivent les étudiants.
Cette campagne se poursuivra dans les jours à venir par d’autres opérations « coup de
poing » sur tous les sites délocalisés de l’université de la Réunion et par l’organisation
d’assemblées générales afin de décider avec les étudiants des actions à venir.
avec une augmentation des frais d’inscriptions, une augmentation de la cotisation à la sécurité
sociale étudiante, une augmentation des tickets RU auxquels viennent s’ajouter l’augmentation des
loyers et des denrées alimentaires. On jure avoir amélioré nos conditions de vie alors que 9
étudiants sur 10 subissent un baisse du pouvoir d’achat suite à des décisions de Valérie Pécresse.
L’étudiant réunionnais a l’un des plus faible pouvoir d’achat estudiantin de France.
En cette rentrée, la rigueur budgétaire a rattrapé les beaux discours du gouvernement. On
nous parle de lutter contre l'échec quand pour la première fois depuis 15 ans, 900 postes sont
supprimés dans l'enseignement supérieur et la recherche ! Aujourd’hui encore, 1 étudiant sur 2
échoue en première année et 1 étudiant sur 3 quitte l’université sans aucun diplôme. Dans notre
île, notre université reste dépendante de personnels contractuels qui freinent notre développement
et les mesures de la rentrée ne laissent guère de place à l’espérance de l’amélioration de la
situation.
En face de cela on constate avec regret que les aides sociales à destination des étudiants
n’augmentent pas. Les aides au logement, dont bénéficient tous les étudiants indépendants n’ont
pas augmenté depuis 1994 et les bourses sur critères sociaux dont bénéficient plus de 50%
d’étudiants réunionnais stagnent et ne sont même pas réajustées à hauteur de l’inflation.
Avec la réforme dite d’autonomie des universités, c’est une mise en concurrence et une
privatisation des universités qui se sont mises en route qui place l’université de la Réunion de part
notre éloignement et nos spécificités en marge du contexte universitaire national.
Depuis un an, le Président de la République Nicolas Sarkozy et la Ministre de
l'enseignement supérieur Valérie Pécresse portent le projet d'une université à deux vitesses où la
réussite ne serait plus un droit pour tous et où le financement des études devrait reposer sur
l'endettement des étudiants par des prêts étudiants.
On annonce la rénovation des universités alors que dans le même temps 71% des
universités sont laissées pour compte de « l’opération campus ».
Cette année encore, 15 milliards de cadeaux fiscaux seront accordés aux foyers les plus
riches : par ses choix politiques, Nicolas Sarkozy est responsable de la situation de l’enseignement supérieur.
Ce sont par ces mesures que le gouvernement répond aujourd’hui à la précarisation des
étudiants, au fort taux d’échec en première année et au manque de débouchées de l’enseignement
supérieur. Cette université là n’est pas la nôtre !
L’UNEF exige un plan d’action sociale étudiante pour protéger tous les étudiants avec la
création d’un 10ème mois de bourse, l’augmentation des aides au logement et le gel des frais
d’inscription. Il doit être une première étape vers la construction d’un statut social de l’étudiant,
véritable reconnaissance sociale de la période d’étude et du nouvel âge de la vie qu’est la jeunesse,
garantissant à tous les étudiants un revenu, l’allocation d’autonomie calculée en fonction de leur
situation propre et non plus de celle de leurs parents.
Il y a urgence à permettre à chaque jeune de réussir ses études dans de bonnes conditions quelque
soit son origine s
ociale, sa filière ou son lieu d’étude.Le gouvernement creuse les inégalités entre étudiants et universités en mettant les
universités en concurrence. Pour garantir l’égalité entre les étudiants, nous exigeons un cadrage national des diplômes (tous les diplômes doivent avoir le même intitulé et leurs contenus doivent être harmonisés) et le retour de la compensation annuelle et des rattrapages dans toutes les universités et dans toutes les filières.
Nous exigeons les mêmes droits pour tous les étudiants : droit à la réussite et à un encadrement de qualité, droit à la protection plutôt que droit à l’endettement, droit à des diplômes de qualité quelle que soit l’université. Il est urgent d’agir collectivement avant que « l’université Sarkozy » ne tourne le dos au service public d’enseignement supérieur.
L’UNEF a lancé une grande campagne de sensibilisation nationale depuis le début du mois
d’octobre afin de dénoncer la situation très difficile que vivent les étudiants au quotidien.
Dans notre île la campagne a démarré, le mardi 20 octobre 2008 par une opération « coup de
poing » sur le campus du Moufia. Cette journée a débuté par un filtrage des entrées du campus
afin de distribuer des tracts à tous les étudiants, puis par des interventions et des distributions dans
tous les amphithéâtres et enfin par l’installation d’un stand d’information au coeur du campus.
Au coeur de cette journée ce sont plus de 5 000 tracts qui ont été distribués et plus de 250 lettres
ouvertes à Valérie Pécresse qui ont été signées.
Cette campagne connait un succès important, les étudiants sont très réceptifs et reflètent bien la
situation de crise que vivent les étudiants.
Cette campagne se poursuivra dans les jours à venir par d’autres opérations « coup de
poing » sur tous les sites délocalisés de l’université de la Réunion et par l’organisation
d’assemblées générales afin de décider avec les étudiants des actions à venir.
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