Vers la disparition de l'IUFM !

Publié le par UNEF Réunion

              Le gouvernement a fait part de sa volonté de réformer la formation des enseignants, cette mesure programmée pour 2010 est couplée au projet de la formation des enseignants.

Si l'UNEF est favorable à la reconnaissance diplômante des deux années de formation dispensées à l'IUFM, elle dénonce un projet guidé avant tout par une logique d'économies budgétaires conduisant à la suppression des  UFM et au désengagement de l'Etat de la formation des enseignants.

 

L'ambition du gouvernement : faire des économies budgétaires.

Sous couvert d'une revalorisation du métier d'enseignant et d'un allongement de la durée d'étude des futurs enseignants, le gouvernement fait des économies sur le dos des étudiants. La disparition des  UFM couplée au recrutement à bac + 5 des enseignants conduit à la suppression de 24 000 postes de fonctionnaires stagiaires. A cela s'ajoute la volonté du gouvernement de supprimer 13 500 postes dans l'éducation dans le budget 2009, venant s'ajouter aux 11 200 supprimés en 2008.

L'UNEF dénonce des mesures qui semblent davantage guidées par les soucis d'économies budgétaires à court terme.

 

La mixité sociale des enseignants remise en cause.

La fin de la rémunération des étudiants fonctionnaires stagiaires de deuxième année va à l'encontre de la nécessaire démocratisation de l'accès au métier d'enseignant : avec l'exigence d'un master et la fin de la rémunération liée au statut de fonctionnaire stagiaire, les étudiants issus des catégories sociales les moins favorisées seront écartés du métier d'enseignant.

L'UNEF dénonce cette mesure qui remet en cause l'accès du plus grand nombre au métier  l'enseignant.


La suppression de toute formation pratique et pédagogique au métier d'enseignant.

En souhaitant allonger d'un an la durée d'étude des enseignants, Nicolas Sarkozy semble avoir oublié que la deuxième année passée à l'IUFM constitue déjà une période de formation pour les futurs enseignants. Ce qui est en cause, c'est l'absence de reconnaissance diplômante des deux années de formation au sein des IUFM et non le contenu actuel de la formation.


En confiant aux universités le soin de construire les futurs masters ouvrant aux concours de l'enseignement, le gouvernement fait le choix de liquider la formation professionnelle dispensée au sein des IUFM, au profit d'une formation strictement académique et disciplinaire : la force des IUFM repose sur une formation ancrée dans la pratique du métier d'enseignant.


La motivation de N. Sarkozy semble avant tout idéologique : le président de la république semble plus préoccupé par la remise en cause des IUFM que par la qualité de la formation des enseignants.

L'UNEF s'inquiète pour l'avenir de la formation des enseignants : ce n'est pas avec un cursus de master disciplinaire, différent d'une université à l'autre, que l'on formera efficacement les futurs enseignants aux missions qui sont les leurs aujourd'hui.


L'UNEF demande au gouvernement :

  • Le maintien des concours de l'enseignement à bac+3
  • La reconnaissance de la formation professionnelle à bac+5
  • Le maintien de la rémunération de la 5ème année de formation
  • Une formation des enseignants assurée par les IUFM
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Publié dans Sauvons l'IUFM !

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