Tous dans la rue le 29 janvier !
TOUS DANS LA RUE LE 29 JANVIER !
Les conséquences de la crise financière commencent à se ressentir dans tous les secteurs : suppressions de postes, fermetures d’entreprises, licenciements, baisse du pouvoir d’achat. Avec la hausse du chômage, l’avenir de milliers de jeunes semble s’assombrir.
Sarkozy et le gouvernement, ne peuvent pas, une fois de plus se servir de la crise pour justifier qu’une génération entière soit sacrifiée en servant de variable d’ajustement.
Face au chômage, le diplôme reste la meilleure protection ; Pourtant, le gouvernement affaiblit le service public, creuse les inégalités entre universités et refusent de nous donner les moyens de vivre et d’étudier.
Le gouvernement souhaite aujourd’hui modifier le statut des enseignants-chercheurs. Ce changement de statut signifie à la fois l’individualisation et l’arbitraire dans la gestion de carrières, mais aura également des conséquences sur le service public et les conditions d’études :
- Le gouvernement laisse les universités gérer la pénurie. Après avoir supprimé 900 postes, le gouvernement se dédouane de ses responsabilités en laissant les universités gérer la pénurie de postes. Elles doivent elle mêmes trouver les solutions pour pallier le manque de postes du aux choix politiques du gouvernement. Elles vont devoir choisir entre sacrifier l’enseignement ou les travaux de recherche des enseignants.
- La réforme met en concurrence les universités. Les universités qui n’auront pas assez de postes ne pourront assurer sérieusement leur mission de recherche, alors que le lien recherche/formation est essentiel pour la qualité des formations. Seuls les grands pôles universitaires qui pourront assurer les deux missions (enseignement et recherche) sans aucune difficulté, pourront valoriser leur formation.
- La mission d’enseignement continue à être dévalorisée. L’enseignement est présenté comme une punition pour les mauvais chercheurs alors qu’il faudrait au contraire le valoriser, notamment en le prenant mieux en compte dans la carrière et la rémunération des enseignants.
Cette situation n’est pas acceptable ! C’est pourquoi nous appelons l’ensemble des étudiants et personnels de l’université à se mobiliser le 29 janvier prochain aux côtés des salariés.
Les mobilisations du premier semestre ont démontré leur utilité puisque seuls les jeunes ont réussi à faire reculer le gouvernement (Réforme des lycées, RASED). La réussite de la journée du 29 janvier est donc impérative pour faire entendre au gouvernement que la jeunesse n’est pas prête à voir sacrifier son pouvoir d’achat et son avenir sur l’autel des cadeaux fiscaux et des prêts aux banques.
« Préparer l’avenir en période de crise, c’est protéger la jeunesse ! »